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La rançon de la gloire des acteurs asiatiques aux Etats-Unis


La transition de Marie Kelly Tran, l'étoile montante

L’ascension de Rose

 

Kelly Marie Tran part à la conquête de deux galaxies : l’une très très lointaine, l’autre bien plus proche.

 

Il y a deux ans, le rêve de Kelly Marie Tran devenait réalité : une opportunité unique dans une vie, qui la propulse au rôle de Rose Tico dans Star Wars : les derniers Jedi. Elle déménage à Londres pour travailler avec quelques-uns de ses héros (Kathleen Kennedy, présidente de Lucas Film, et l’actrice Laura Darn pour commencer), et finit de rembourser son emprunt étudiant. Puis, une fois que le tournage est achevé, elle prend la poudre d’escampette.

 

« Je pense qu’à chaque fois que vous allez vers quelque chose de différent et de nouveau, qu’il y a toujours un peu de peur en vous », dit l’actrice vietnamo-américaine de 28 ans un jour ensoleillé d’octobre, sac à dos rebondissant sur son dos alors qu’elle arpente le parc Griffith à Los Angeles. Elle jette un rapide coup d’œil à sa montre pikachu.

 

« C’est vraiment naturel. C’est humain, un instinct naturel », dit-elle. « Mais j’ai aussi passé un an à voyager et un an à essayer de me comprendre, et de me souvenir pourquoi je m’étais embarquée dans cette affaire ».

 

Incarner un personnage principal de Star Wars est un rêve fou pour les acteurs professionnels. Ça n’assure pas seulement une renommée planétaire (les nouvelles stars lancées par Le réveil de la force, Daisy Ridlet et John Boyega tournent actuellement dans des studios à gros budget, en plus de Star Wars), mais aussi une perspective d’emploi sur le long terme (Harrison Ford a joué Han Solo depuis 1977, et il n’est même pas sûr d’avoir terminé aujourd’hui). En tenant compte de son expansion rapide et soutenue (Disney a récemment annoncé que le scénariste et réalisateur du film Les derniers Jedi Rian Johnson piloterait une nouvelle trilogie) La guerre des étoiles demeure l’une des plus sûres des machines à célébrités dans l’industrie du divertissement.

 

Mais tenir cette place de star est aussi une responsabilité immense. C’est devenir une référence incontournable de la culture geek ; le regard des fans est tenace et vorace, à tel point qu’un rôle de premier plan dans un Star Wars peut influencer, et même conditionner la carrière tout entière d’un acteur – à plus forte raison si vous êtes un inconnu sans aucun autre projet sous la main. Et pour Mme Tran, il y a un élément supplémentaire qui ajoute à son prestige et au poids du symbole : Rose Tico est le premier des rôles importants de la franchise a être joué par une femme Asio-américiane.

 

Le film n’est pas encore sorti en salle, mais Mme Tran est déjà inscrite dans l’histoire. Pour avoir posé en tant que Rose pour la couverture de Vanity Fair en mai, bras croisés et sourire faussement timide, Mme Tran est la première asio-américaine à faire la couverture du prestigieux magazine. Et elle est pleinement conscience de combien cette notoriété est importante aux yeux de ses fans – elle est loin de le prendre à la légère.

 

« J’y pense très souvent » dit-elle « je me souviens de ma jeunesse, je ne voyais personne qui me ressemblait physiquement dans les films ».

 

Et Mme Tran n’est pas étrangère au royaume des « geek ». Elle a déjà baptisé l’un des chemins les plus pentus du Parc Griffith « la route du Mordor », et vit avec l’échec de n’avoir convaincu son groupe de huit amis à se déguiser en la communauté de l’anneau depuis le lycée. Et elle trépigne à l’idée de la rencontre de Daenerys et de Viserion dans la prochaine saison de Game of Thrones (« c’est un scénar à la Kylo, vous ne trouvez pas ? voir votre propre fils du côté opposé ? je suis très sérieuse »). Elle est accroc à Harry Potter, et bien que le Choixpeau du test Pottermore lui ait donné Serdaigle, elle se dit Gryffondor par choix : « le Choipeau aurait dû me dire « fais ton choix ». Et j’aurais pu choisir ma maison.

 

Mais Tran sait que la mie est pauvre (donc blanche) chez les « nerds ». Par exemple, elle allait aux projections de minuit pour Harry Potter déguisée en Cho Chang, le seul personnage asiatique remarqué dans la série, malgré son amour du personnage de Luna Lovegood. Et maintenant qu’elle passe de l’autre côté de la barrière pour devenir l’une des figures de cet univers, et un des rares personnages de couleur à son tour, elle reconnaît qu’il n’y a aucun relâchement de la pression.

 

  « On s’attend à beaucoup de chose, et on a envie de faire les choses bien », dit-elle, en malmenant son leggings vert couleur dinosaure par l’ascension de la route du Mordor.

 

Ces attentes, cette pression expliquent en partie pourquoi Mme Tran a passé l’année qui a suivi la fin du tournage à voyager dans l’anonymat le plus complet.

 

« Je me suis débinée ! » rit-elle. « Je voulais me recentrer et me rappeler qui j’étais. Ma vie avait tellement changé, et j’avais besoin de temps pour me regarder en face ».

 

D’abord, elle est allée en Afrique du Sud pour travailler dans une réserve pour animaux en voie de disparition (pas d’internet, pas d’électricité, pas d’eau courante). Elle a partagé une chambre avec une douzaine de personnes à qui elle affirmait qu’elle était intérimaire dans des bureaux. (Elle n’a pas reçu de e-mail soupçonneux avant que les nouvelles figurines de Rose Tico ne soient sorties).

 

Puis, Mme Tran est partie au Vietnam, travaillant dans un premier temps avec des orphelins, et ensuite pour retrouver ses racines. Ses parents se sont enfuis aux Etats-Unis pendant la guerre du Vietnam, elle a donc décidé de les ramener dans leur pays de naissance pour la première fois après 40 ans.

 

« J’ai des liens culturels vraiment immenses avec l’endroit d’où je viens et l’endroit d’où vient ma famille », nous dit-elle.

 

Le temps passé au Vietnam a été une « expérience gigantesque ». Ils se sont rendus à vélo dans le village natal de son père, où il a pu lui montrer l’endroit où dormait.

 

« Mon père a été un enfant des rues pendant sept ans – c’était un sans-abri » dit-elle. Elle a rencontré ses cousins, enfants de parents éloignés qui avaient aussi essayé de s’enfuir pendant la guerre mais qui avaient été ramenés de force par le gouvernement vietnamien.

 

« J’aurais pu avoir leur vie », dit-elle ouvrant un bras « et aujourd’hui, voilà ce que je devenue, uniquement parce que mes parents ont tout abandonné et on choisi un autre pays dont ils ne connaissaient pas la langue, et où il n’y avait pas de place préparée pour eux. Pendant ce séjour, j’ai eu le temps de me dire que je vis l’équivalent de plusieurs vies ».

 

Cette année de césure et de recherche de soi a l’air d’avoir apporté à Mme Tran ce qu’elle voulait : se rappeler de pourquoi elle est devenue actrice.

 

« Mes parents n’ont pas eu le luxe d’avoir un rêve » explique-t-elle. « Leur rêve, c’était de vivre dans un pays où leurs enfant auraient un choix ». Et malgré quelque hésitation de la part de ses parents au sujet d’un choix de carrière risqué, Mme Tran l’a toujours vu d’un autre angle.

 

« J’ai vraiment pensé que je le devais à mes grands-parents, mes parents, de pouvoir faire tout ce que je souhaitais, parce que si je n’étais pas heureuse, je n’aurais pas été honnête envers moi-même, et je ne vivrais pas pleinement ma vie » raconte-t-elle. « Ils ont abandonné tellement de choses afin de me donner la possibilité de vivre à un niveau de confort que certaines personnes ont juste parce qu’ils y sont nés. »

 

Il y a seulement deux courtes années avant, la carrière d’actrice de Mme Tran ressemblait à autre chose. En 2015, elle travaillait à plein-temps comme assistante dans une entreprise de recrutement de talents à Century City pour rembourser son emprunt étudiant et joindre les deux bouts. Elle se levait à 5h du matin, répondait au téléphone et se dopait au café, partait dans l’après-midi pour deux ou trois auditions dans l’après-midi, pour revenir au bureau jusqu’à 8h ou 9h.

 

Il lui a même fallu plusieurs années avant de trouver un agent. Elle avait commencé à envoyer des courriers de candidature à des agences alors qu’elle était au lycée à San Diego. Elle travaillait dans une crèmerie pour économiser l’argent nécessaire pour ses portraits, et essuyait les refus. « Il n’y a pas de manuel, personne ne te dit comment faire », soupire-t-elle. « C’était un peu la préparation pour les 10 années suivantes. J’ai gardé certaines réponses négatives d’agences qui ne voulaient pas de mois ». Elle songe a les encadrer pour de bon.

 

Mme Tran a finalement trouvé un agent commercial en 2011, et un imprésario deux ans après. Son agent commercial lui conseilla de prendre des cours d’improvisation pour relever un peu son CV, elle a alors rejoint le Centre de Formation des Citoyens Brigadiers Intègres – où elle a rencontré l’amour.

 

« J’adore les slogans de l’impro : assistance mutuelle et se garder de tout jugement sur les idées des autres », dit-elle « c’est une leçon de vie génial : tu obtiens une information, et tu te dis : comment je la travaille ? Comment je l’enrichis ? »

 

Son groupe de création s’est développé, et elle a tissé des liens étroits avec son groupe composé d’écrivains et de chorégraphes, au sein duquel un groupe d’improvisation entièrement composé de femmes asiatiques : Le Meilleur Fils.

 

« J’ai toujours été faite pour le travail d’équipe » dit-elle, « le travail d’actrice apparaît souvent comme individualiste, mais c’est faux. Ce n’est pas une aventure solitaire, loin de là ». Mais malgré tout son épanouissement artistique, son CV était principalement rempli de vidéos humoristiques pour étudiants et des petits rôles à la télévision. Elle n’était jamais reçue pour les auditions de films de cinéma.

 

A 25 ans, Mme Tran s’était résignée à un épanouissement personnel en dehors du grand succès. « Je me rappelle avoir acté de quelque chose » dit-elle. « Je n’ai jamais cru que je pourrais réaliser mes rêves de succès. J’avais confiance en moi, mais à 25 ans, je me suis dite, Bon, je vais travailler le jour et continuer les auditions malgré les difficultés financières, mais je vais continuer à vivre mon rêve pour encore 20 ou 30 ans ».

 

Puis, comme toutes les grandes histoires de réussite, elle reçoit sa convocation pour les auditions. Le « projet sans titre de Rian Johnson » était un secret de polichinelle, tout le monde savait qu’il s’agissait du casting de Star Wars (M Johnson avait été annoncé comme scénariste et réalisateur pour le dernier projet). Mais Mme Tran, « nerd » multi-sujet autoproclamée n’avait jamais regardé un Star Wars.

 

« Mon professeur en 2nde était un obsédé de Star Wars et y jouait souvent dans la cour, mais je lisais Harry Potter, et je ne l’écoutait pas » rit-elle.

 

Elle n’avait aucune référence avant la première audition – qu’elle ne pensait pas réussir d’ailleurs – un avantage salutaire sur le long terme, selon elle.

 

« Je n’avais pas d’à priori sur ce que devait être ce personnage ; je n’essayais pas de la faire correspondre à quelqu’un que j’aurais vu dans un des films » dit-elle.

 

Tran se souvient d’une première description du rôle assez vague « peu importe l’origine ou la personnalité, pour vous dire ! ». Alors elle s’est rendue à la première audition avec un pull et une cravate Serdaigle, son porte-bonheur.

 

« Toutes les autres filles étaient en vêtements noirs serrés, et j’étais là « mince ! je suis pas du tout dedans ! mais alors pas du touuuuuut ! » rit-elle.

 

Dès la seconde convocation, (Mme Tran armée de sa cravate porte-bonheur qui lui a permis d’arriver jusque-là) M Johnson.

 

Elle a donc passé 5 auditions entre l’été et l’automne 2015, un mois insoutenable d’attente entre chaque. Après chaque audition, Mme Tran essayait d’oublier la l’échéance de la suivante. Elle gardait son rythme pour écrire avec ses amis, et s’est mise à écrire un journal pour la première fois dans sa vie. La dernière audition se tint à Londres, avec coiffure, maquillage et costume.

 

« Et c’est pour ça, je vous assure » caquette-t-elle « que le fait que je n’aie pas grandi avec Star Wars m’a beaucoup aidé. Sinon, j’aurais échoué ».

 

Mais elle a tenu bon. D’ailleurs, c’était une expérience tout à fait à l’opposé de ce qu’on imagine. Elle a tenu d’aplomb avec une force inexplicable. « Je me rappelle de cette audition, je voulais juste être présente dans l’instant », se souvient-elle. « Je voulais juste prendre plaisir, parce qu’une fois arrivée à ce stade, il n’y avait rien que je puisse faire pour garder le contrôle sur la suite du verdict. Je me rappelle d’un grand moment de liberté, et j’ai vraiment pris mon pied ». Puis elle est rentrée chez elle et a tenté de l’oublier.

 

Trois semaines plus tard en novembre 2015, M Johnson envoie un mail à l’agent commercial de Mme Tran pour fixer un rendez-vous avant qu’elle ne rentre chez elle pour Thanksgiving. « Je me rappelle de tout », dit-elle avec une grimace. « Il fallait que je monte à l’étage pour avoir une petite discussion, et puis là, Rian me dit : je veux te donner le rôle ». Tran n’a pas réagi, elle était pétrifiée. « Que se passe-t-il quand tout ce dont vous avez rêvé devient réalité ? ». Elle se cache les mains derrière son visage à ce souvenir. « Je n’ai rien dit. J’étais terrifiée. Le choc était phénoménal ». Johnson a attendu un moment avant de demander : « hum, en as-tu envie ? ». Bien entendu, elle en avait envie.

 

Tran est rentrée chez elle pour les congés, mais ne pouvait pas dire qu’elle venait de décrocher un rôle qui changerait sa vie – le secret le plus total était de mise. Elle a menti à sa mère, son père et ses deux sœurs en leur disant qu’elle avait accepté pour un film indien au Canada. Elle a naïvement conseillé à sa famille d’aller voir le film Le Réveil de la Force, mais son père a vivement réagi « à peu près : « pfff, j’ai horreur de ce genre de films. Je ne comprendrai jamais les amateurs de science-fiction » » Et moi de crier interieurement : « à l’aide ! ».

 

En janvier 2016, Tran déménagea à Londres pour le début du tournage, et sa vie a changé en une nuit.

 

« Quelqu’un m’avait donné par erreur les clés du royaume », dit-elle, le regard encore abasourdi malgré le recul.

 

Elle a passé ses journées sur le plateau à observer les gens comme Benicio del Toro, Andy Serkis, Adam Driver, Oscar Isaac, et Laura Dern (« elle me connaît, c’est dinnngue ! ») dans ce quelle appelle « l’école de théâtre ultime ». Elle se rendait sur le plateau tous les jours, même quand elle ne jouait pas.

 

Elle allait souvent au rayon des créatures fantastiques, où elle a beaucoup appris – elle a même opté pour un déguisement improvisé de Porg pour Halloween cette année. Elle a également passé plusieurs semaines à regarder des films avec la famille de Mark Hamill. Elle avait le même entraineur que Daisy Ridley, et a même appris à pousser une voiture (« je ne plaisante pas ! le petit bout que je suis ! »).

 

Mais Mme Tran a fini par s’inquiéter d’elle-même. C’était son premier grand rôle, et elle faisait attention à son moindre pas, de peur de brusquer quelqu’un. C’est alors qu’elle rencontre Carrie Fisher.

 

« Quelle femme ! » Mme Tran acquiesce pour elle-même. « Le meilleur de Carrie Fisher que j’ai pu voir était son honnêteté pure. Quelque soit la complexité ou la difficulté ».

 

Alors que Mme Tran pestait à l’idée de suivre le régime recommandé par son coach sportif, Carrie Fisher débarquait dans la place en sirotant son Coca et une cigarette au bec.

 

« Je ne sais pas comment le dire – elle me protégeait sans me protéger. Rien qu’en étant elle-même ».

 

Mais il y avait un inconvénient à atteindre d’aussi près tous ses rêves : Mme Tran n’était pas habituée à vivre sans son réseau de soutien social.

 

« J’avais peur, j’étais seule, je ne pouvais parler à personne de ce que je faisais », dit-elle « Une fois, j’ai pleuré parce que j’aurais voulu partager ça avec mes amis ».

 

Pour lutter contre l’isolement, elle a rejoint une école d’improvisation à Londres, a continué à tenir son journal (« J’en ai 25 maintenant, alors que c’est simplement moi et mes émotions couchées sur papier »), et s’est appuyé de tout son poids sur ses collègues de tournage, surtout John Boyega – l’acteur avec qui, paraît-il, elle passera le plus de temps à l’écran pendant le film Les derniers Jedi.

 

Sa collaboration avec M Boyega, qui joue Finn, et l’un des rares éléments que l’on sait de Rose Tico pour le moment. On sait aussi qu’elle est une manutentionnaire au bas de l’échelle de la Résistance, et que sa sœur Paige (jouée par l’actrice vietnamienne Véronica Ngo) est pilote-tireur au sein de la Résistance.

 

« John est quelqu’un pour qui j’ai tout de suite senti qu’on pourrait accorder nos diapasons » dit-elle au sujet de leur collaboration. « On est liés à plusieurs niveaux parce que nos parents sont immigrés, on est des personnes de couleur, des nerds, et puis, il est tout simplement hilarant ».

 

Mme Tran connaît tout de Rose, bien évidemment, et elle ajoute timidement que le personnage « a une conception de la guerre assez intéressante » - que sa famille ne connaît que trop bien.

 

« J’ai creusé la question avec mes parents, et leur rapport à la guerre après leur vécu de la guerre du Vietnam », dit-elle. Elle a aussi écouté des podcasts et lu des libres à propos des ingénieurs, sur leur manière de parler, et a instillé sa personnalité dans celle du personnage de Rose.

 

« Parfois, je me dis que Kelly influence Rose, et parfois je me dis que c’est Rose qui m’influence », dit-elle. « C’est une relation terriblement complexe et intriquée, que j’arrive à trouver assez belle. Elle sera toujours une partie de moi, et je serai toujours une partie d’elle, non ? ».

 

Et au sujet du développement de son personnage dans l’univers de Star Wars, Mme Tran est aussi curieuse que nous : « je n’en sais rien », dit-elle sincèrement et avec conviction, comme une vraie Griffondor.

 

Depuis que le tournage est plié, les autres stars ont bifurqué vers d’autres projets - « Ils ont tous un paquet de films à tourner partout dans le monde. Je suis la seule à être en mode : « yoooo les gens, venez chez moi, on va se mater un film ! » » - elle vit un flottement étrange, ou plutôt elle patauge entre l’anonymat et la renommée planétaire offerte par Star Wars.

 

« Tout a l’air dramatique pour le moment, parce que j’ai l’impression que c’est soit la première ou la dernière fois que ça m’arrive », dit-elle lentement en pesant ses mots. « Je ne sais pas ce que va donner cette autre vie, mais je n’ai pas envie de laisser tomber celle de la personne anonyme qui vit dans ses deux pays ».

 

Nous ne pouvons pas savoir ce à quoi sa vie ressemblera après la sortie du film Les derniers Jedi, mais Kelly Marie Tran est résolue à ne plus fuir son inévitable célébrité.

 

« La seule chose que je peux faire est rester honnête et moi-même, et si les gens n’aiment pas ça, et bien ils n’aimeront pas ça, je ne peux rien faire contre. Ça ne me regarde vraiment pas », dit-elle en un faible soupir. « Maintenant que je le dis, ça a l’air facile, mais ça m’a pris un an. Je me dis juste que je n’ai plus envie de me cacher ».

 

Article original complet :  https://www.buzzfeed.com/keelyflaherty/the-rise-of-rose?utm_term=.hbeeKWw2j#.dpRJ0LYMm


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Publié le mardi 26 décembre 2017

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