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Asia2.0 en audience à la CNCDH

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Asia2.0, association de loi 1901, se présente le 11 octobre pour une audience auprès de la Commission Nationale Consultative des Droits de l’Homme.

Le Musée de l’Homme, récemment utilisé comme lieu de tournage pour une l’émission Complément d’Enquête « racistes et fiers de l’être », présente une exposition sur le racisme  dont les propos sont sans équivoque : le racisme anti-asatique est peu étudié. Peut-être n’intéresse-t-il pas ? Asia2.0 est d’un autre avis.

Il s’agit d’un phénomène à la fois répandu et accepté. Au même niveau que les autres racismes, qui ciblent les groupes ethniques identifiés par les thèses scientifiques du 19e siècle, il s’agit d’une idéologie d’une violence latente qu’il faut combattre afin de faire société. Mais dans ce discours qui cherchait à expliquer les splendeurs de l’histoire humaine et de la civilisation, celle qui refusait la nudité de l’homme et du chef, les populations d’Asie tenaient une position intermédiaire.

Ainsi les asiatiques exilés hors du monde qu’on leur accorde, sont devenus les faire-valoirs au sein d’un monde colonial qui distribuait le mépris au gré des conflits d’intérêt.

Cette logique perdure malgré des échanges de plus en plus intenses, sur le plan intellectuel, économique et politique avec l’Asie. On identifie un double traitement d’une supposée identité asiatique, qui oscille entre mépris ouvert, et racisme mélioratif opportuniste.

Le mépris provoque des réactions bien connues, qui se nomment colonialisme, impérialisme, discours civilisationnel, et agressivité ouverte que la loi réprime dans le souvenir des crimes de guerre. Les mœurs et les cultures sont autant d’arguments pour un discours avilissant, qui comprend des éléments aussi variés que des accusations de consommation de viande animale d’animaux domestiques, le non-respect des droits de l’homme, le mépris de la démocratie et du libre-arbitre au profit d’une société supposée grégaire et autoritaire.

L’émerveillement béat débouche sur un discours certes mélioratif, mais qui ne constitue en rien une meilleure compréhension des cultures. Il s’agit très souvent d’insister sur une docilité, un sérieux et une malléabilité des individus, qui vivent de l’application sans aucune critique de la tradition et du formalisme. En somme les dignes dominés d’un monde qui mérite ses esclaves. Or l’histoire de l’esclavage a suffisamment joué de cette image ces derniers siècles pour prouver qu’il n’y a aucun respect qui découle d’un tel préjugé. La diffusion des technologies de la robotique dans nos pays d’origine n’arrange en rien cette affaire, et l’enrichissement qui découle du progrès technique chèrement introduit nourrit la concurrence économique qui dressent les entreprises et les pays les uns contre les autres. Dans le pire des cas, il s’agit même de travestir une sympathie en saluant d’une hypocrisie crasse les violences et les tragédies de l’histoire asiatique, dans le but d’atténuer celles qui ont lieu en Europe, de présenter l’Asie comme un laboratoire du conservatisme monoethnique et d’en faire un argument de pression envers les autres minorités, qui voient en nous des complices de ce discours. Lutter contre le racisme, c’est aussi reconnaître malgré la douleur quand on est victime. C’est donc une démarche de rigueur qui nous permettra d’exposer auprès de la commission à quel moment les cultures asiatiques sont présentées avec cette naïveté. Les organismes les plus prestigieux ne sont pas en reste, et c’est au nom des Droits de l’Homme que nous pourrons présenter les erreurs que commet l’UNESCO à ce sujet.

Aujourd’hui, nous devons prendre la parole, car si le monde devient multipolaire, nous refusons qu’une suprématie ne s’efface pour donner naissance à une autre.


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Publié le samedi 7 octobre 2017

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